Des prêtres itinérants, accueillants et témoins !

Publié le par Père Louis de Villoutreys

13ème dimanche du Temps ordinaire - Année B (Mc)
Dimanche 28 juin 2009


    Demain, en la solennité de Saints Pierre et Paul, nous terminons l’année Saint Paul. Nous avons commencé, en la solennité du Sacré Cœur, l’année sacerdotale sous le patronage de saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars. Pourquoi Benoît XVI prend-il l’initiative de lancer l’année des prêtres ? Il s’agit de « 
contribuer à promouvoir un engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres afin de rendre plus incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique dans le monde d’aujourd’hui ».  (Lettre de Benoît XVI aux prêtres). Les prêtres sont un don de Dieu pour le monde d’aujourd’hui !

 

   Pour comprendre le ministère presbytéral, je vous propose trois figures : saint Paul, le curé d’Ars et aussi Saint Jean-Baptiste dont nous avons fêté la nativité mercredi dernier.

 

   Une petite remarque au préalable. Evitons de parler du prêtre comme une personne seule, isolée. Il me semble plus juste de parler des prêtres et non du prêtre. En effet, un prêtre appartient à un ensemble de prêtres qu’on appelle presbyterium. Les prêtres existent parce qu’ils ont été ordonnés par l’évêque : l'évêque, puis tous les prêtres, imposent leurs mains sur le nouveau prêtre. L’évêque, qui lui-même appartient au collège épiscopal (successeurs des apôtres) ordonnent des collaborateurs pour qu’il puisse exercer son ministère dans cette portion de l’Eglise, peuple de Dieu, qu’on appele le diocèse. Les prêtres qui vous sont envoyés, par l’évêque de Poitiers, ici dans le Bocage exercent leur responsabilité en coopérant avec les diacres et les laïcs (au sein des Equipes pastorales).

 

 

   Trois figures, disais-je, pour essayer de comprendre la mission des prêtres : Paul l’itinérant, le curé d’Ars l’accueillant, et Jean-Baptiste le témoin.

 

   Saint Paul, appelé l’Apôtre des païens, est un missionnaire. Itinérant, il fonde des communautés chrétiennes dans le bassin méditéranéen, il écrit à chacune d’elle pour les encourager être fidèles à la foi au Christ non sans réprimandes parfois.
    Nous, prêtres, nous sommes appelés par le Christ à passer sur l’autre rive (rappelez vous dimanche dernier l’évangile de la tempête apaisée). Cette autre rive, c’est la terre païenne, autrement dit toutes ces personnes qui ne connaissent pas le Christ. Ce passage n’est pas sans difficulté (il y a des vents violents).
    Nous, prêtres, sommes envoyés à servir le Peuple de Dieu, à aller de communauté en communauté pour les encourager à être elles-mêmes missionnaires, pour leur apporter le Christ dans les sacrements. Telle est ma mission auprès des communautés locales du Dolo, aupès des jeunes du Bressuirais.

 

   Quant au saint curé d’Ars, c’est une autre figure. Il n’est pas itinérant mais plutôt résidant. Son évêque l’envoie dans une paroisse de 230 âmes seulement. Mais très vite des foules nombreuses viennent à lui. Pourquoi un tel succès ? Eh bien, les gens aiment venir se confesser à lui. « Le Curé d’Ars avait une manière différente de se comporter avec les divers pénitents. Celui qui s’approchait de son confessionnal attiré par un besoin intime et humble du pardon de Dieu, trouvait en lui l’encouragement à se plonger dans « le torrent de la divine miséricorde » qui emporte tout dans son élan. » (Lettre de Benoît XVI aux prêtres ). Ce prêtre savait écouter et parler à chacun.
    L’évangile d’aujourd’hui nous présente un Jésus écrasé par la foule. Dans cette foule, le Christ n’oublie pas les personnes elles-mêmes. Il écoute un chef de Synagogue, Jaïr, qui le suplie d’imposer ses mains sur sa fille « pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive ». « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » lui dit-elle plus tard. Le Christ n’est pas indifférent à cette femme, « qui avait des pertes de sang depuis 12 ans », qui parviens à le toucher pour être sauvée. Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Vas en paix et sois guérie de ton mal ». Le Christ parle aux foules, il parle aussi à chacun.
    Nous, prêtres, sommes ammenés à rencontrer des personnes différentes, qui viennent à nous, avec chacune une demande, un désir, une histoire…  Notre mission est de les accueillir telles qu’elles sont, à les écouter et à les aider à se relever, à vivre.  Les entretiens, les vistes surprises, le sacrement du pardon, le sacrement des malades… sont des lieux privilégiés pour relier les personnes au Christ mort et ressuscité.
    Si le curé d’Ars avait un tel succès, ce n’est pas en raison de ses forces, mais parce qu’il entretenait une relation profonde avec le Christ, en particulier dans l’adoration eucharistique. Plus nous mettons l’Eucharistie au centre de notre ministère, plus celui-ci est fécond.

 

   Enfin, saint Jean-Baptiste. Nous venons de passer à l’été, saison pendant laquelle la durée des jours baissent jusqu’au solstice d’hiver. Le 24 juin, nous avons fêté la Nativité de Jean-Baptiste, dans six mois nous fêterons celle du Fils de Dieu. Jean-Baptiste est plus que le cousin de Jésus, il en est son précurseur. Il est témoin de sa venue parmi nous. Ce prophète a pour mission d’indiquer le Christ. Il accomplit cette mission en s’effaçant : « Il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3, 30), telle la durée des jours qui diminue de juin à décembre avant qu’elle ne croisse après Noël.
    Nous, prêtres, sommes appelés à mettre en avant le Christ par notre témoignage de vie, par nos prédications, par la présidence des célébrations, par le ministère des sacrements. Nous ne travaillons pas à notre propre compte, nous sommes serviteurs de la Parole du Christ.

 

   Itinérants, accueillants et témoins du Christ, à la suite de Paul, de Jean-Marie Vianney et de Jean-Baptiste,  prêtres, nous avons besoin de votre soutien et de votre prière, vous fidèles laïcs, pour qu’ensemble, nous soyons vraiment l’Eglise du Christ : une Eglise qui annonce à tous la Parole de Dieu, une Eglise qui célèbre le Christ, une Eglise qui apporte aux hommes la charité du Christ.

 

   Frères et sœurs, en France et dans le monde, des prêtres sont ordonnés ces jours-ci. Sachons les accueillir comme un don de Dieu, prions pour eux et prions pour que des hommes, mêmes dans vos familles et communautés, répondent à la vocation de prêtre. N’ayez pas peur d’en parler aux jeunes. Être prêtre et heureux, c’est possible. Quoi de plus beau

 

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Jacques Castelli 27/09/2017 00:00

Plusieurs signes à venir (dans le désordre) de l'approche imminente des tribulations, transmis par Dieu à Frère Elyôn :
-décés d'Ariel Sharon : réalisé le 11 janvier 2014
-décés de Fidel Castro : réalisé le 25 novembre 2016
-inondations à Paris : réalisé le jour de la Fête du Sacré Coeur, le vendredi 3 juin 2016
parce que le Sacré-Coeur était et en colère contre les français, mais une inondation plus importante
est à venir.
-réhabilitation de l'affaire Ceznec.
-décés de Jhonny Halliday.
-Faillite et fermeture des banques en France et en Europe, ce qui provoquera des pénuries et des conflits
civils et ethnico-religieux sanglants.
http://www.prophete-du-sacre-coeur.com/