Faux témoins, contre témoins et vrais témoins !

Publié le par Père Louis de Villoutreys

Dimanche des Rameaux et de la Passion - Année B (Mc)
Dimanche 5 avril 2009



   "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Telle est la dernière parole du Christ avant de mourir. Il ne fait que reprendre le psaume 21 : "je suis un ver pas un homme", "je n'ai personne pour m'aider". Jésus, le Fils de Dieu, éprouve le sentiment d'être abandonné par son Père. Pour autant, il ne désespère pas : "viens vite à mon aide", "tu m'as répondu" déclare le psalmiste. Sentiment d'abandon mais grande espérance !

 

Le Christ est-il vraiment seul dans sa Passion. Observons de plus prêt le récit rapporté par Marc. Il y a d'abord des faux témoins : "plusieurs portaient de faux témoignages contre Jésus" afin de le condamner à mort. Aujourd'hui encore, il existe des faux témoins qui veulent démolir l'Eglise et le message qu'elle a mission d'annoncer. Je penses à la tempête médiatique contre la personne même du pape.


Plus grave encore, il y a le contre témoignage des disciples du Christ : Judas qui trahit son maître, Pierre qui le renie, les disciples qui l'abandonnent. Aujourd'hui encore, nous chrétiens nous ne sommes pas toujours capables de veiller, parfois nous nous taisons devant les injustices, nous trahissons l'Evangile du Christ. En nous éloignant du Christ, nous nous divisons, nous blessons l'Eglise... nous péchons !


Mais heureusement, il n'y a pas que des ombres, il y a aussi des lumières, des vrais témoins : une femme, un travailleur, un militaire païen et un notable. Au tout début, une femme ose verser sur la tête de Jésus un parfum d'une grande valeur comme signe d'amour et de respect envers lui. Sur le chemin, Simon de Cyrène, qui revient des champs, aide Jésus à porter sa croix : un simple geste d'humanité. A l'heure de la mort, un centurion romain, en s'écriant : "Vraiment cet homme était le Fils de Dieu" exprime une foi naissante en la divinité du Christ. Enfin Joseph d'Arimathie, membre du Conseil, prend le corps de Jésus, l'enveloppe dans un linceul et le dépose dans un sépulcre : ce crucifié a droit au respect. Aujourd'hui encore il existe parmi nous et autour de nous, croyants ou non, des vrais témoins de la charité. Nous, chrétiens, combien plus nous sommes invités à être les vrais témoins de la charité du Christ.

Commenter cet article