Nous fêtons le travail de Dieu dans nos vies

Publié le par Père Louis

Ascension du Seigneur – Année A (Mt)

Jeudi 1er mai 2008

 

    Aujourd’hui 1er mai, coïncident – fait rarissime – l’Ascension et la fête du travail, plus exactement la Saint-Joseph travailleur. C’est aussi le 1er jour du mois de Marie qui se terminera le 31 mai par la fête de la Visitation qui coïncide avec le Cœur Immaculé de Marie.

    Oui, en Eglise, nous fêtons le travail, le travail de Dieu dans nos vies. Nous contemplons l’œuvre de Dieu dans la vie du Christ et des ses disciples.

    Au début du livre des Actes des Apôtres, Luc fait référence à l’évangile qu’il a écrit :

    « Mon cher Théophile, dans mon premier livre j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l’Esprit, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. »

    Les évangiles sont le récit du travail de Dieu en la personne du Christ. Les Actes des Apôtres sont le récit du travail de Dieu en son Eglise.

    Regardons l’évangile de cette année : celui selon Matthieu. Marie met au monde un enfant qui vient de l’Esprit Saint, ce fils auquel Joseph donne le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve) (cf. Mt 1, 22). Oui, le travail de Jésus est de nous sauver. Pour cela, le Fils de Dieu se fait « fils du charpentier » (Mt 13, 55). Pendant près de 20 ans, à l’école de son père adoptif, Jésus travaille, il a un métier, celui de charpentier. Dieu vient nous sauver en acceptant de devenir un homme, un homme qui travaille

    Avant que ne commence le ministère de Jésus, son nouveau métier, Jean-Baptiste, son cousin précurseur annonce : « Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu ; il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier. Quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas » (Mt 3, 11.12). Tel un cultivateur, le Christ fait le tri, il garde le grain et brûle la paille, ce qui est bon en chaque homme il le garde et ce qui est mauvais il le débarrasse. Par son Baptême, c’est-à-dire sa pâque, Jésus nous sauve.

    « Voici que le semeur est sorti pour semer » (Mt 13, 3) : Jésus, par sa vie, son enseignement et ses signes (tels les guérisons : « Jésus guérissait toute maladie » (Mt 4, 23)), ne cesse de semer des paroles de vie. C’est ensuite à nous d’être une bonne terre.

    Si le Christ nous invite à être une bonne terre qui accueille la semence, c’est-à-dire à être ses disciples, il nous envoie aussi au travail : « Venez derrière moi, et je vous ferez des pêcheur d’hommes » (Mt 4, 18) dit-il à Simon-Pierre, André, Jacques et Jean, des pêcheurs au bord du lac de Galilée. Le Christ nous rejoint dans notre vie, dans notre travail, pour nous appeler à être ses disciples et à être ses ouvriers. Il nous appelle à travailler à établir le Règne de Dieu dans le monde qui nous entoure, à être des artisans de paix : « Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! » (Mt 5, 9).

     Jésus a travaillé « jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l’Esprit, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. ».

    Aujourd’hui, nous fêtons le Christ qui s’efface, tel qu’il l’a fait sur la route d’Emmaüs. Cet effacement n’est pas un renoncement ou une retraite bien méritée. Non, le Christ est élevé dans la gloire auprès du Père pour poursuivre autrement son œuvre. « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » nous dit-il. Il se fait présent dans les sacrements de l’Eglise, en particulier dans l’Eucharistie. A chaque messe, il est réellement présent dans le pain, fruit de la terre et du travail des hommes, et dans le vin, fruit de la vigne et du travail des hommes. Il se donne à nous en nourriture pour nous permettre de travailler à sa suite. « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés » (Mt 28, 19.20). Il ne nous envoie pas sans rien, le nerf de la mission, c’est l’Esprit Saint : « vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serrez mes témoins ».

     Saint Joseph, toi qui as permis à Jésus de travailler, intercède pour nous afin que notre travail serve au bien de l’humanité.

    Sainte Marie, toi as mis au monde le Sauveur, intercède pour nous afin que nous travaillons pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

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